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A l'occasion de ce
nouveau premier mai, nous avons pensé qu'il serait bon de faire connaître
ou de rappeler à nos lecteurs quels hommes furent tragiquement à l'origine
du choix de cette date comme journée internationale de revendications.
La date du premier mai 1886 avait en effet été, choisie quelque temps
plus tôt par les deux grandes organisations ouvrières américaines, l'I.W.P.A.
et l'A.F.L., pour un gigantesque mouvement de grèves sur le plan national
si d'ici là ces deux organisations n'avaient pu obtenir la journée de
huit heures pour laquelle elles se battaient depuis longtemps déjà. C'est
à Chicago où le grec -patronat local- s'était acquis une forte réputation
de dureté que le drame allait éclater.
Ce fut au meeting de protestation qui eut lieu le soir même qu'un agent
provocateur jeta une bombe parmi l'assistance. Cet événement servit de
prétexte à l'une des plus féroces répressions dont le mouvement ouvrier
fut la victime.
Pour bien faire les choses, la justice s'abattit sur les militants les
plus en vue : Parsons, Spies, Fielden, Schwab, Engel, Fiwher, Lingg et.
Neebe furent inculpés de conspiration et de meurtre.
Cinq de ces militants, tous anarchistes, furent condamnés à mort. Lingg
n'ira pas jusqu'à la potence, à se suicidera dans sa cellule. Les quatre
autres seront pendus le 11 novembre 1887. Voici quels furent ces " martyrs
de Chicago " qui se battirent et moururent pour autre chose que de beaux
bulletins de paye ou des brins de muguet.
Spies,
Parson, Fisher, Engel, Lingg,
Auguste
SPIES
Spies naquit
le 10 décembre 1865 à Friedewalde (HesseKassel), en Allemagne. Son père
était employé forestier à Kurbesse... Elevé par les maîtres de la maison,
il fut envoyé plus tard à Kassel, où il entra à Polytechnique, afin de
préparer sa profession forestière...
A 16 ans il était déjà , géomètre et à 17 ans libre penseur...
Passionné par les études, mais aussi par la lecture, il dévorait les classiques
allemands Feuerbach, Kant, Molleschott, etc. Il étudiait depuis un an
à Kassel quand son père mourut et il dut interrompre ses études...
C'est alors que Spies décida d'émigrer en Amérique où vivaient des parents
de sa mère très aisés. En 1872 il débarqua à New-York. Sur le conseil
d'un oncle, qui habitait cette ville, il se mit à apprendre le métier
de tapissier. A cette, époque-là il était encore fervent admirateur de
Bismarck et de l'empereur allemand. Du socialisme, il ne savait strictement
rien. A peine avait-il lu çà et là quelques lignes sur la communne de
Paris et il croyait que les socialistes et les communistes ne voulaient
que détruire toute propriété. Spies considérait cela comme une monstrueuse
absurdité.
Après avoir appris son métier, il décida d'aller explorer l'Ouest, mais
comme il ne trouva sur place aucun emploi dans sa branche, il se lança
dans le commerce et géra une librairie. En 1877, il adhéra au mouvement
ouvrier, après avoir lu une partie de la littérature socialiste. Membre
de la section de Chicago du Parti ouvrier socialiste, il fut extrêmement
actif durant la période électorale de 1878, quand le Dr Smith fut présenté
comme candidat à l'intendance par les socialistes.
Lui-même fut désigné de 1879 à 1881 pour la législation et autres fonctions
politiques. En 1880 il avait accepté le poste d'administrateur de "Arbeiterzeitung"
(quotidien du travailleur), qui était au bord de la faillite. Par son
travail et ses capacités il mena le journal à la prospérité : La rédaction
s'intéressait encore à l'agitation politique, mais lorsque, s'effectua
la scission entre la section socialiste et la tendance social-révolutionnaire,
orientée par Most, la rédaction suivit Spies.
Au Congrès des socialistes en 1882, à Pittsburgh, Spies défendit la propagande
social-révolutionnaire, déclarant que les travailleurs n'obtiendraient
jamais leurs droits par la voie des urnes et des suffrages.
Dés cette époque-là il se considéra anarchiste et se mit à étudier Proudhon
et Bakounine.
"En aucun cas je ne suis partisan des courtes révoltes qui sont dues aux
conditions actuelles", dit-il en 1886, à l'époque de son procès, lors
d'une entrevue en prison...
Dans son autobiographie, publiée par Nina Van Zandt, on peut lire :
Ma philosophie a toujours été que le but de la vie soit seulement l'épanouissement
de l'individu l'application rationnelle de ce principe est la véritable
moralité. Le socialisme peut être défini comme une science, comme une
forme déterminée d'organisation sociale, tandis que l'anarchisme (la négation
de l'autorité imposée) est le fil qui anime toutes les époques de l'évolution
sociale et humaine ; c'est la lutte pour la souveraineté de l'individu.
Bien que dans le concept général je sois anarchiste, je suis aussi pratiquement
et spécifiquement socialiste "
Voici une autre pensée
de Spies : Non, je n'exige pas la terre entière, je veux que tous
soient en possession de la terre. Y a-t-il là quelque chose de ridicule
? L'anarchisme enseigne que dans une forme sociale collectiviste, dans
une égalité économique et une indépendance individuelle, l'Etat -le père
politique- doit être débarrassé comme un tas d'ordures et la barbarie
avec. L'anarchisme ne signifie pas avalanche de sang, d'incendies,...
Ces monstruosités, au contraire, sont les propres caractéristiques du
capitalisme. Anarchie signifie paix pour tous. L'anarchisme et le socialisme
signifient la réorganisation de la société sur des bases scientifiques
et l'abolition des causes qui produisent les vices et les crimes. Le capitalisme
apporte d'abord les maladies et après fait semblant de les guérir avec
la violence.
Albert
R. PARSONS
Parsons raconta sa
vie à un reporter alors qu'il étai à la prison de Cook Country. Celui-ci
la livra à la publicité comme suit :
Je suis né le 20 juin 1848, à Montgomery (Alabama) Etats-Unis. Mes ancêtres
quittèrent l'Angleterre pour le Amériques en 1632 et s'installèrent dans
les environs de Narranganset-Bay. C'étaient des puritains. Mon père étai
natif du Maine et ma mère du New-Jersey. J'avais 5 ans lorsque mourut
ma mère et je fus envoyé au Texas avec un frère marié.
De là, nous allâmes à Johnson Country, où nous restâmes 2 ans. Après quoi
on alla voir du Country ; puis on me refila à une soeur mariée je repartis
au Texas, à Waco. En 1859, je fus pris comme apprenti typographe dans
l'imprimerie " Galveston Daily News " (quotidien de Galveston), resté
7 ans.
Quand la guerre éclata en 1861 contre le "sud" je m'engageai dans
une compagnie de volontaires star Rifle. Mes premières expérience en tant
que soldat se déroulèrent au cours d'un voyage que je fis à bord d'un
bateau de passagers, le " Morgan ", transformé en bateau pour arrêter
le bateau fédéral "Star of trie" une semaine passée dans le golf
de Mexico, nous à Corpus Christi, où nous trouvâmes l'armée Tmigg qui
avait fait évacuer les ions des Texas. Nous revinmes à Galveston pour
se retrouver "du. général Lee, en Virginie. Comme j'étais trop jeune pour
supporter la fatigue, on m'abandonna en chemin. Quelques mois après j'arrive
à côté de Sabine où je m'engageai dans une compagnie d'artilleurs. J'y
restai un an à peu près, jusqu'à nous fussions tous réformés. J'ai fini
la guerre vers 1865.
Après toutes ces périgrinations je suis revenu. J'ai été pendant
six mois à l'école, je suis devenu professeur. Tout de suite après, "a
un journal intitulé " The spectator " (le spectateur) rédigé et publié
dans le seul but de voir le reconnut 'du Sud par le Nord. C'est avec ces
idées-là que j''ai adhéré au Parti républicain, qui à cette
époque défendait les noirs contre l'esclavage. Me mêler de la défense
des npoirs m'a apporté que des ennuis de la part de mo) , et d'amis. Les
négriers étaient furieux contre moi. J'ai été plusieurs fois menacé de
mort ; j'ai même reçu des coup de matraques d'un banquier parce que j'avais
en sa présence dit que jamais je ne cesserais de défendre les droits de
mes frères de couleur. Je fis une série de discours déclarés incendiaires
par les esclavagistes. En 1871, je fus élu lecteur Sénat de l'Etat du
Texas. Le gouverneur en profita me nommer également colonel de la milice.
En fait j'ai rendu bien des services pour le remplissage, en protégeant
les pauvres noirs dans leurs droits qui étaient poursuivis et maltraités
par les membres. En 1873, je vins à Chicago. J'adhérai aussitôt chez les
typographes et j'en suis encore membre. Emploi de typo je l'ai eu à 11
ans après je travaillai pour le "Chicago Times". En 1875 je m'affiliais
au Parti ouvrier l'année suivante à l'Ordre des chevaliers où suis
encore membre.
La même année, les socialistes me nommèrent au Conseil et en 77, je fus
viré du " Times ".
J'ai participé à la grande grève, des typographes au juiwL L'avalanche
d'élections continua ainsi ; en 77, je fus élu délégué au Congrès du Parti
socialiste des Etats-Unis, célébré à Newark. De retour à Chicago, je fus
deux fois délégué au congrès par les camarades de Country Clerk, deux
fois conseiller.
En 1879, la section de Chicago me nomma délégué au congrès du Parti ouvrier
socialiste à Pittsburg.
En 1880, j'abandonnais le parti pour retrouver les révolutionnaires.
Je fut aussi délégué au congrès où fut organisée l'A.I.T. dont je suis
encore membre. Comme orateur et propagandiste, j'ai traversé seize états
de notre pays et pendant ces onze ans, j'ai parlé à plus de mille, meetings
sur les divers thèmes du socialisme. Je suis père de famille et j'ai deux
enfants, de huit ans et une fille de six.
Le meeting
avait été organisé pour protester contre la police et les crimes, exeercés
par la police quelques jours avant aux usines Mac kormik. Je ne nie pas
non que dans le tract invitant le public on pouvait lire : Travailleurs,
venez armés ! et nous avions raison de cela aux ouvriers car nous
ne voulions pas qu'ils vinrent.
Je suis père de. famille et j'ai deux enfants, un garçon
de huit ans et une fille de six ".
Depuis 1884, Parsons
était rédacteur de Alarm, journal fondé à
Chicago par les internationalistes, interdit après l'affaire de
Haymarket (le marché de Hay) par la police. En 1872, il s'était
installé à Austin avec sa qu'il avait connue toute petite
alors qu'elle était esclave de ses parents. Durant toute sa vie,
sa compagne fut une propaganiste de l'anarchisme.
Adolf FISCHER
Je suis typographe de métier et j'ai 25 ans. Je suis né
à Bremen, Allemagne. A 15 ans, je vins aux Amériques.
A Little Rock (Arkansas) où mon frère Wilhelm (Guillermo)
publiait "Arkansas Staats Zeitung " (gazette de la cité
d'Arkansas), j'appris donc le métier de typo. Après j'ai
travaillé à La Voix du peuple de l'Est, à Saint-Louis
et depuis 1889, je suis membre de l'Union des typographes.
J'ai appris de très bonne heure les principes du socialisme...
En 1881 je me suis marié et j'ai déménagé
à Nashville (Tennessee). Quelques mois après on est reparti
à Cincinati et c'est là que j'ai adhéré au
Parti ouvrier socialiste. J'ai travaillé un petit moment à
La presse libre de Cincinnati, et à l'Ami du Peuple, et très
vite je me suis vu refusé partout à cause de mes activités.
Après bien des ennuis financiers nous débarquâmes
à Chicago, ma famille et moi. J'ai tout d'abord travaillé
à La presse libre de Chicago, puis à "Arbeiterzeitung",
où je devins chef typo.
Au sujet de sa participation
dans la prétendue conspiration qui devait avoir inspiré
les faits de Haymarket, Fischer déclara devant le tribunal :
Dans l'affaire de la bombe de Haymarket,. je suis aussi innocent que le
ministre Grinnel. Je ne nie pas que j'ai été de ceux qui
ont organisé le meeting, mais le meeting n'avait pas pour objectif
l'application de la violence et la perpétration de crimes.
Le meeting avait été organisé pour protester contre
la violence et les crimes exercés par la police quelques jours
auparavant aux usines Mc Cormick... Je ne nie pas non plus que dans le
tract invitant le public on pouvait lire : " Travailleurs, venez
armés ! ", et nous avions raison de dire cela aux ouvriers
car nous ne voulions pas qu'ils soient fusillés au cours du meeting
comme cela s'est produit dans d'autres occasions.
Lorsque les tracts furent imprimés et que Spies en lut un, il me
dit : Fischer, si on diffuse ces tracts, je ne parle pas.
On ne diffusa donc pas ces tracts et Spies parla.
C'est tout ce que j'ai à voir avec la réunion.
Le verdict prononcé contre moi n'est pas destiné à
punir un assassinat mais l'anarchisme. J'ai la conviction d'avoir été
condamné à mort parce que je suis anarchiste et non pour
être délinquant.
Je n'ai jamais commis un crime, mais je connais quelqu'un qui est en passe
de devenir un criminel, celui qui m'a accusé et fourni des témoins,
le financier Grinnel.
Cependant si les classes dirigeantes croient se débarrasser des
anarchistes et de l'anarchisme, ils sc trompent lourdement, car pour les
anarchistes les principes sont plus importants que la vie. Un anarchiste
est toujours prêt à mourir pour ses idées, mais dans
cette affaire, je suis faussement accusé. Je suis condamné
pour être anarchiste et c'est tout ce que j'ai à dire.
l'album du 1er
mai
George ENGEL
Engel communiqua sa
biographie de la façon suivante :
Je suis né le 15 avril 1836 à Kassel (Allemagne). Mon père
était un pauvre maçon. Il mourut alors que j'avais huit
ans. A onze ans, ma mère me quitta aussi, morte du. choléra.
Mes frères furent expédiés à l'hospice et
moi je fus confié à une famille pauvre pour 25 marks de
pension. Ces gens-là me faisaient crever de faim et souvent je
devais aller mendier un bout de pain auprès des voisins.
A quatorze ans, on me laissa libre. Je cherchai un cordonnier qui me prenne
comme apprenti, mais on ne voulut pas de moi parce que j'étais
tout en guenilles. Je fis la route jusqu'à Francfort à pied
et là je fus embauché.
En 1856, je me décidai à pratiquer la. "Wanderschaft
" pérégrination professionnelle très fréquente
en Allemagne, qui regroupait tous les ouvriers manuels errant à
travers le pays, et c'est comme ça que j'ai vu du pays, Mainz,
Cologne, Bremen, Hambourg, Schleswig, Vienne, Budapest et Rome. Revenu
à Schleswig en 1864, je m'incorporai dans une compagnie pour combattre
le Danemark.
Après la dissolution des "corps francs" je retournai
en Prusse et en Autriche pour pratiquer de nouveau la Wanderschaft.
Après de nombreux autres voyages je décidai de me fixer
à Mecklenburg et je me mariai, Après une faillite, j'émigrai
en Angleterre où je trouvai une occupation à Winsford. Je
suis resté là un an, après quoi je suis parti aux
Amériques.
A Philadelphie, j'ai attrapé une maladie de la vue et j'ai dû
me faire hospitaliser. En 1874, je vins à Chicago et pris une affaire
de tabacs alors que j'étais presque aveugle. Les écrits
de Conzett m'amenèrent au socialisme. Je devins membre actif de
la Lehr-und-Wehrverein et pris part au mouvement politique du Parti ouvrier
socialiste.
Lorsque nous fûmes trompés par les politiciens de Chicgo
durant les élections, je me suis tourné vers la social-démocratie
radicale puis vers l'anarchisme.
Louis LINGG
Le confectionneur (mais non poseur) de bombes de dynamite.
Louis Lingg, naquit le 9 septembre 1864 à Mannheim (Baden) en Allemagne.
De parents pauvres, il connut très vite les désagréments
de la misère. A treize ans, un événement le marqua
profondément. Ça se passait en hiver. Son père qui
travaillait pour un négociant en bois, était occupé
dans la scierie de la localité. Une poutre roula sur la glace du
Rhin. Le père essaya de la retirer mais la glace se rompit et il
resta immergé. Il fut sauvé mais le froid lui causa une
maladie dont il ne se remit jamais. Son exploiteur fit ses calculs, comme
par réduire son salaire et dans un deuxième temps, prétextant
de mauvaises affaires, le limogea.
Louis Lingg devint menuisier et fit son apprentissage dans la Wanderschaft.
Il voyagea dans le sud de l'Allemagne et en Suisse. A Berne, il se mit
en rapport avec des anarchistes. A cette époque, le mouvement anarchiste
était à son apogée en Suisse. La propagande par le
fait, les attentats contre la police de Vienne battaient également
leur plein ainsi que les sombres affaires de Merstallinger, Eisert, Lettinger,
etc., où Kammerer et Stellmacher furent pendus. La Suisse était
le centre des complots et il est probable que le jeune Lingg qui n'avait
pas encore vingt ans fut attiré par tout cela. Le fait est que
Lingg connut Kammerer.
Les mesures prises par le Conseil fédéral suisse contre
les anarchistes étrangers et le désir d'échapper
au service militaire firent que Lingg émigra aux Etats-Unis.
Il arriva à Chicago en 1885 et tout de suite adhéra au mouvement
anarchiste. Il y avait dix mois qu'il était là lorsque se
déroulèrent les faits du Haymarket. Durant le procès
on apprécia vivement son valeureux comportement.
Le 16 mars 1888, " Fréiheit " (journal anarchiste qui
paraissait en langue allemande simultanément en Amérique
et en Allemagne, fondé et animé par Johan Most) publiait
quelques pensées de Lingg qu'il rédigea en prison.
Les voici :
Qu'est-ce que l'anarchie ? Une existence humaine digne, durant toute notre
vie car elle garantit à tous la parfaite liberté individuelle
par laquelle les besqins de l'homme sont satisfaits dans la répartition
équitable des productions de la communauté.La société
libre anarchiste trouve ses limites dans celles de la terre. L'anarchie
consiste à garantir la plus grande part de bonheur pour tous. Cet
objectif s'obtiendra par l'extirpation totale de la domination. Cette
domination est personnifiée par les exploiteurs et les tyrans.
Après l'abolition de la domination, les travailleurs s'organiseront
en accord avec leurs capacités et leurs besoins.
La centralisation, c'est-à-dire la soumission des divers groupes
de production et de consommation sous le contrôle d'un groupe composé
d'individus dominateurs ou d'une majorité de gens autoritaires,
n'est pas recommandable car elle établirait une nouvelle domination
et rendrait illusoires les objectifs évidents de la société
libre et anarchiste ".
Traduit de " Solidaridad
Obrera " par CARMEN pour le Monde libertaire.
Affiche appelant
au meeting de Haymarket.
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1er
- 4 mai 1886 : naissance d'un mythe à Chicago
; 1er
mai 1906 : grèves, manifestations... ;
1906, Conscrits tirez sur vos galonés ! ;
I.W.W.
le syndicalisme aux Etats-Unis
; Sur les traces
de l'anarchisme au Québec ;
A
lire :
Histoire
du 1er mai (Maurice Dommanget) ; L'anarchisme
aux Etats-Unis (Ronald Creagh)
;
IWW et le syndicalisme révolutionnaire aux Etats-Unis (Larry
Portis) ;
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