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Un
site
entièrement consacré à
A. Camus
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Alors qu'une
vague d'attentats contre des syndicalistes algériens, revendiqués par
le FLN, déferle sur l'Algérie, Albert Camus lance un appel dans la revue
la Révolution prolétarienne repris par
le Monde Libertaire de décembre 1957.
Puisque je m'adresse à des
syndicalistes, j'ai une question à leur poser et à me poser. Allons-nous
laisser assassiner les meilleurs militants syndicalistes algériens par
une organisation qui semble vouloir conquérir, au moyen de l'assassinat,
la direction totalitaire du mouvement algérien ? Les cadres algériens,
dont l'Algérie de demain, quelle qu'elle soit, ne pourra se passer, sont
rarissimes (et nous avons nos responsabilités dans cet états des choses).
Mais parmi eux, au premier plan, sont les militants syndicalistes. On
les tue les uns après les autres, et à chaque militant qui tombe, l'avenir
algérien s'enfonce un peu plus dans la nuit. Il faut dire au moins et
le plus haut possible pour empêcher que l'anticolonialisme devienne la
bonne conscience qui justifie tout et d'abord les tueurs.
Albert Camus - Octobre 1957
Hommage du Monde libertaire
à Albert Camus. MM. Sartre, Bourdet, Roy, Daniel et quelques autres s'interrogent,
inquiets sur la révolte de Camus qui malgré la lucidité des analyses
débouche sur le vide, exaltant finalement la révolte individuelle aux
dépens de toutes révolutions...
Rassurons vite ces "bonnes âmes" auxquelles les pages* que nous publions
ci-dessous ont certainement échappé.
Le Monde Libertaire - février 1960
Quant à savoir si une telle
attitude (la défense de l'individu dans la révolution) trouve son expression
politique dans le monde contemporain, il est facile d'évoquer, et ceci
à titre d'exemple, ce qu'on appelle traditionnellement le syndicalisme
révolutionnaire.
Ce syndicalisme même n'est-il pas inefficace ?
la réponse est simple : c'est lui qui, en un siècle, a prodigieusement
amélioré la condition ouvrière depuis la journée de seize heures jusqu'à
la semaine de quarante heures.
L'empire idéologique, lui a fait revenir le socialisme en arrière et détruit
la plupart des conquêtes du syndicalisme. C'est que le syndicalisme partait
de la base concrète, la profession qui est à l'ordre économique ce que
la commune est l'ordre politique, la cellule vivante sur la quelle l'organisme
s'édifie tandis que la révolution césarienne part de la doctrine et y
fait rentrer de force le réel.
Le syndicalisme comme la commune est la négation au profit du réel du
centralisme bureaucratique et abstrait. La révolution du XXè siècle au
contraire prétend s'appuyer sur l'économie ; mais elle est d'abord une
politique et une idéologie. Elle ne peut, par fonction, éviter la terreur
et la violence faite au réel. Malgré ses prétentions, elle part de l'absolu
pour modeler la réalité.
La révolte inversement s'appuie sur le réel pour s'acheminer dans un combat
perpétuel vers la vérité. La première tente de s'accomplir de haut en
bas, la seconde de bas en haut.
Loin d'être un romantisme, la révolte au contraire prend le parti du vrai
réalisme. Si elle veut une révolution, elle la veut en faveur de la vie,
non contre elle. C'est pourquoi elle s'appuie d'abord sur les réalités
les plus concrètes, la profession, le village, où transparaissent l'Etre,
le coeur vivant des chose et des hommes. La politique pour elle doit se
soumettre à ces vérités.
Pour finir, lorsqu'elle fait avancer l'histoire et soulage la douleur
des hommes, elle le fait sans terreur, sinon sans violence et dans les
conditions politiques les plus différentes.
Mais cet exemple va plus loin qu'il ne paraît. Le jour précisément où
la révolution césarienne a triomphé de l'esprit syndicaliste et libertaire,
la pensée révolutionnaire a perdu en elle-même un contrepoids dont elle
ne peut, sans déchoir, se priver.
Ce contrepoids, cet esprit qui mesure la vie, est celui-là même qui anime
la longue tradition de ce qu'on peut appeler la pensée solaire et où les
grecs, la nature a toujours été équilibrée au devenir. L'histoire de la
Première internationale, où le socialisme allemand lutte sans arrêt contre
la pensée libertaire des français, des espagnols et des italiens, est
l'histoire des luttes entre l'idéologie allemande et l'esprit méditerranéen.
Albert Camus : extrait de l'homme révolté.
Albert Camus
pose pour le Libertaire.
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articles :
La
Fédération Anarchiste et les guerres coloniales ; 1954
- 1962, pas un Homme pour la guerre d'Algérie ;
De Tunis à Casablanca, où mûrissent les fruits de
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Camus et les libertaires ;
1956 : la mobilisation c'est la guerre ; Lecoin
arrache le statut des objecteurs ;
Onze camarades
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;
Mohamed
Sail : la kabylie libertaire ?
Albert
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A nos frères d'Espagne. Albert Camus, septembre 1944 ;
Albert Camus, l'absurde, la révolte, la révolution... Analyse de Maurice de joyeux ;
Maurice Joyeux relit Albert Camus dans la Pléiade ;
Don Quichotte, Cervantes icônes de la lutte antifranquiste, par Federica Montseny et Albert Camus ;
Camus l'espagnol de F. Gomez Pelaez ;
A
lire :
Albert Camus et
les libertaires (brochure Volonté Anarchiste)
Albert Camus (Herbert R Lottman - ed Seuil)
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